Vincent Van Gogh

De toi j’ai la barbe en moins et l’oreille en plus
Il y a dans ta barbe rousse une barbe fleurie qui sent bon les tournesols
Je t’ai toujours admiré en peinture mais aussi en tant qu’artiste

Vincent, le survolté des couleurs, leur mélanges passionnels sont comme un sang versé
Les sentiments terribles de ton cœur éclatent avec amour sur tes toiles
Ton âme en bataille, c’est la quintessence de ton œuvre
Cette douleur, cette mélancolie subtile, ces orages internes
Sont gravés par tes pinceaux à jamais
Cependant ton talent aurait-il éclaté au grand jour !
Si la vieille harpie qui s’appelle psychiatrie t’avait fauchée
Tu es mort à 37 ans passionnellement usé, rongé par l’absinthe
Poison délirant qui distillait des jaunes si particuliers
Usé par l’alcool, tyrannisé par ton art mais aussi animé d’un volcan artistique
Ta vie n’en pouvait plus
Ah mon bon ami, si je t’avais aperçu ce jour là
Ce jour fatidique de ton suicide
Doté de ma sensibilité de psychotique
J’aurais deviné que tu cherchais l’issue fatale
Je t’aurais suivi en courant à perdre haleine
Et vers toi en hurlant, j’aurais dit ces mots :
Vincent, on t’aime, ne meurs pas, nous les fragiles nous connaissons ton talent,
Reste avec nous au creux de nos amis, reste avec tes amis malgré la douleur du présent.
Tu aimes Dieu, Dieu t’aime
Ne tourne pas le dos au soleil
Ne tourne pas le dos à tes tournesols.
Mais voilà, ce jour là tu étais seul, seul comme le Christ au jardin de Géthsemani
Alors là-bas de ton revolver
A mis fin à ce terrible destin
A ce talent d’artiste trop enfiévré
Cette âme à genoux qui n’en pouvait plus
Tu peignais avec l’Espoir d’être compris
Moi aussi j’écris avec ce secret espoir.
Mélangeons nos sangs avec la couleur des vignes rouges
Seul tableau vendu de ton vivant
Emporté au firmament.

Vincent

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