Ma famille, Mon sang, Mon cœur,

Crever de silence
Lorsque c’est à vous que je pense
Je suis loin de vous
Je suis loin des miens
Aucune importance
Car j’ai confiance

Je cherche un endroit
Où je dérive parfois
Je pense à vous et je me sens bien

Vous êtes ma famille
De mon ordre et de mon rang
Celle que j’ai choisie
Celle que je ressens
Vous êtes de ma famille
Bien plus que de mon sang

Dabs cet étrange monde
Je ne sais ni pourquoi ni comment
Je fais partie des perdants
Je sens que je succombe
Et que je quitte ce monde

Je prends le bonheur
Comme un grain de raisin
De petits bouts de petits riens
Alors je me sens si bien

Vous êtes de ma famille
Du même rang
Du même vent
Ma famille
Tous présents

Martine P.

Les brûlures de mon corps

Que étais-je hier
Qui suis-je aujourd’hui
Que sera ma vie demain

La tristesse ou la joie
La violence qui parle en moi
Entre peur et soumission
Le noir m’envahit de questions

Si je m’endors que sera demain
Avec toutes cette haine et ces craintes
Indifférence ou violence
Je me sens seule
Comme dans mes rêves d’enfance

Je me pose une question
Suis-je fille ou garçon
Je n’ai pas choisi d’être ainsi
Et vivre avec cette fragilité qui me fait souffrir

Je ne savais pas exprimer mes défiances
J’avais perdu toute ma confiance
Je me sentais toujours en errance
Je ne me plaignais jamais
La nuit venue je me parlais et pleurais en silence

La haine, la tristesse et la peur étaient mon quotidien
Il y avait des jours avec et des jours sans
Il y avait des jours de peine et des nuits de tourment
Mon corps me parle, il n’est qu’usure et brûlures

Je n’ai pas grand chose à dire
Je n’ai pas grand chose pour te faire rire
J’imagine toujours le pire
Et le meilleur me fait souffrir

Je ne cesse de pleurer
Ces larmes me brûlent la peau
Je ne le montre pas
De peur que l’on se moque de moi

Il existe des signes d’espoir
Qui arrivent un peu tard
Malgré tout il y a mes descendants
Avec qui je partage mon sang

Maintenant, avant et plus tard
La tristesse, la joie et la différence
Ne sont que des mots devenus aléatoires
Vivre et aller de l’avant

Pour continuer à t’aimer
Toi mon homme
Toi mon amant
Qui me donne tant

Martine P.

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